
Vous souhaitez acheter un appartement ou une maison dans le 6ème arrondissement de Lyon ?Situé dans une courbe du Rhône au nord-est de la ville, le 6e arrondissement de Lyon est l’un des repères de la grande bourgeoisie lyonnaise, au même titre que le cœur de la Presqu’île. Il est occupé sur près d’un tiers de sa surface par l’élégant Parc de la Tête d’or, ses grandes serres, son vélodrome, son plan d’eau, sa roseraie, son jardin botanique et son parc zoologique. Depuis son ouverture en 1857, ce poumon vert constitue un lieu de détente et de loisirs très fréquenté par les Lyonnais et les touristes qui prennent d’assaut ses allées et ses pelouses à l’arrivée des beaux jours. Pour le reste, le 6e est un arrondissement cossu traversé par de larges avenues bordées d’arbres et de beaux immeubles du XIXe siècle et du début du XXe siècle, ou des résidences de standing plus récentes. Il se caractérise aussi par son offre pléthorique de commerces de bouche et par ses équipements de qualité, notamment scolaires, qui en font un arrondissement très prisé des familles aisées. Revers de la médaille : les prix du m2 y étant les plus chers de Lyon en moyenne. Mais loin d’être exclusivement huppé, le 6e attire une population plus mixte qu’il n’y paraît et réserve quelques bonnes surprises immobilières.


Cœur du 6e arrondissement, cet ensemble de quartiers huppés se compose d’un quadrillage de larges artères arborées, comme les rues Duquesne et Garibaldi, l’avenue du Maréchal de Saxe et le cours Vitton qui devient cours Franklin Roosevelt avant d’arriver sur les quais. Certaines d’entre elles débouchent sur de jolies places, comme celle du Maréchal-Lyautey, du Général Brosset, Puvis de Chavanne, d’Helvétie et Edgar Quinet, devant le Lycée Édouard Herriot. Ces axes et ces places sont bordés de beaux immeubles haussmanniens, de résidences de standing des années 1950 et 1970, voire de villas et d'hôtels particuliers. Certains des plus spectaculaires s’alignent en lisière du parc de la Tête d’Or. C’est en effet au début des années 1890 que les premières constructions de ce type voient le jour du côté impair du boulevard des Belges qui longe le vaste parc. Côté pair, ils font face à quelques élégants édifices Art déco construits dans l’entre-deux-guerres, et à d’autres immeubles plus récents disposant parfois de balcons sans aucun vis-à-vis. Si le secteur du parc de la Tête d’Or a longtemps été convoité par la bourgeoisie lyonnaise, il perd aujourd’hui un peu de son attrait, notamment auprès des plus jeunes, au profit d’autres zones plus vivantes et plus fonctionnelles, comme près des cours Vitton et Roosevelt. Desservis par les stations de métro Foch et Masséna (ligne A), leurs alentours regorgent de très nombreux commerces de proximité de qualité. Entre bonnes boucheries, charcuteries, poissonneries, chocolateries, pâtisseries et autres boulangeries, les plus gourmands y trouveront en effet de quoi assouvir leurs moindres désirs. Les Halles Paul Bocuse qui regroupent l’excellence de la gastronomie locale se situent également à quelques minutes de là, côté 3e arrondissement. Un peu plus résidentiel, le quartier qui se déploie aux abords de la station de métro Brotteaux (ligne B) bénéficie cependant de la proximité du hub de transports, de commerces et de loisirs de la Part-Dieu. Ce secteur est également recherché pour son offre scolaire de grande qualité, représentée par les très réputés Lycée du Parc et Lycée Deborde. Malgré la circulation souvent dense, les quais du Rhône sont eux aussi très prisés, notamment pour leurs beaux édifices du XIXe siècle de l'avenue de Bretagne et le quai Général Sarrail. Ces derniers offrent des vues sur la Presqu'île et bénéficient de la proximité de la promenade des berges. Les prix au m2 y sont sans surprise très élevés.


Construite sur une langue de terre entre les 117 hectares du parc de la Tête d’Or et le Rhône, la Cité internationale est une sorte d’OVNI urbain dans le paysage du 6e arrondissement. Le long du quai Charles de Gaulle, elle aligne les immeubles aux murs de tuiles et de briques oranges recouverts d’une imposante carcasse de verre. Cet ensemble de 32 hectares a été conçu par l’architecte italien Renzo Piano à la fin des années 1990. Véritable complexe tertiaire, culturel, résidentiel et touristique, il compte un centre de congrès avec 3 auditoriums, le siège mondial d’Interpol, des bureaux, un cinéma et deux hôtels desservis par une rue intérieure couverte. C’est également là que l’on trouve le musée d’art contemporain de Lyon, l’une des grandes institutions culturelles locales. Côté immobilier, 500 appartements modernes de standing sont répartis sur 5 pavillons. Si leurs prestations sont de grande qualité, les prix du mètre carré sont élevés. Autre bémol : cette cité exclusive apparaît aussi comme relativement isolée de l’animation et des commerces du reste du 6e.


À l’extrémité est du 6e, à la limite avec Villeurbanne, Bellecombe offre un visage différent du reste de l’arrondissement. L'ambiance y est en effet restée plus populaire et l’architecture plus éclectique mêle constructions du début du XXe siècle, immeubles des années 1970 et résidences semi-récentes ou récentes. Bellecombe est aussi moins cher que le reste du 6e arrondissement et très bien relié en transports, car entouré de plusieurs stations de métro : Brotteaux (ligne A) à l’ouest, Charpennes - Charles Hernu (lignes A et B), à l’est et Part-Dieu (ligne B) et sa gare de train, au sud. S’il possède un collège (Bellecombe-Lyon), le quartier compte en revanche relativement peu de commerces, hors des abords du cours Lafayette au sud. Autre petite mise en garde si vous considérez acheter à Bellecombe : gare aux nuisances sonores pour les logements les plus proches des rails de train et de l’avenue Thiers.