
Vous avez décidé d'acheter un appartement à Paris et cherchez dans le 1er ou le 2ème ? Avec quelques 16 000 habitants, le 1er arrondissement est le moins peuplé de la capitale, tandis qu’avec 99 hectares, le 2ème en est le plus petit ! Du tumulte des Halles aux ruelles du Sentier, en passant par la majestueuse rue de Rivoli, ces deux territoires abritent des univers bien distincts. Louvre, Palais royal, jardin des Tuileries… Situé en bord de Seine, le 1er concentre un patrimoine exceptionnel et incarne ce chic parisien si prisé des touristes. Le 2ème déroule quant à lui ses commerces de bouche et ses troquets le long de rues pavées. Son ambiance village attire les trentenaires branchés. Ce qui lie ces deux arrondissements ? Leur dynamisme ! Vous serez servis par le nombre de musées, cinémas, théâtres et commerces. Boutiques de luxe de la place Vendôme, concept-stores de la rue Saint-Honoré, franchises du Forum des halles, grossistes en textile du Sentier… Tout le monde trouvera son bonheur ! Enfin, ces deux arrondissements se distinguent par leur beauté. De larges avenues haussmanniennes alternent avec des ruelles étroites près de la rue d’Aboukir, de splendides édifices du XVIIe et du XVIIIe siècle et des bâtiments plus industriels rue Réaumur. Dernier atout de taille : leur hyper centralité. Un avantage qui se monnaie cher…


Ce quartier qui s’étend le long des quais de Seine abrite une série de monuments emblématiques à l’image du Palais Royal et de son magnifique jardin entouré de pieds-à-terre de prestige et du Louvre, plus grand musée d’art et d’antiquités au monde qui fait face au splendide jardin des Tuileries. Ses grands axes comme la rue de Rivoli ou la rue de la Paix qui débouche sur l’Opéra Garnier dans le 9ème arrondissement, sont bordés par de beaux immeubles haussmanniens abritant des appartements de grandes surfaces. Ce quartier est aussi une vitrine du luxe à la parisienne incarné par la place Vendôme entourée de ses joailliers et par la rue Saint-Honoré et ses boutiques de créateurs. Zone touristique et de passage, la vie de quartier y est quasiment inexistante. Pour trouver un peu d’animation, on se dirigera vers le marché Saint-Honoré et les restaurants alentours. Enfin, petite pépite du quartier : la très chic place des Victoires au centre de laquelle trône la statue de Louis XIV. Cette place royale circulaire inaugurée au XVIIe siècle se divise entre le 1er et le 2ème arrondissement et s’ouvre sur les rues Vide-Gousset, d’Aboukir, Etienne Marcel, Croix-des-Petits-Champs, Catinat et La Feuillade. Dans les immeubles qui l’entourent, les biens disponibles se font cependant rares… Et s’échangent à prix d’or !


Loin de l’ambiance parfois impersonnelle de Châtelet – Les Halles, les voies pavées et piétonnes de la rue Montorgueil, de la rue des Petits Carreaux ou de la rue Tiquetonne alignent les commerces de bouche, les boutiques branchées et les terrasses. Dans ce quartier typiquement parisien, les restaurants et les bars jouent à touche-touche pour le plus grand bonheur des trentenaires tendance bobo-hipster. Un peu plus au nord, de grands immeubles industriels avec d’immenses baies vitrées encadrent la rue Réaumur qui mène à Bourse et marque l’entrée du Sentier, fief historique des grossistes en tissus dont les locaux commerciaux occupent encore un grand nombre de rez-de-chaussées. Ses petites rues qui filent vers le Boulevard de Bonne Nouvelle ont été épargnées par la politique de grands travaux d’Haussmann. Leurs vieux bâtiments sans ascenseurs abritent de charmants petits appartements avec des poutres au plafond. Mais attention, le quartier est dense et les rues sont étroites. Le luxe réside donc dans le fait d’avoir une vue dégagée !


Principal noeud de transport de Paris où se croisent les lignes de métro 1, 4, 7, 11 et 14 et les RER A, B et D, vous trouverez difficilement un quartier plus central et mieux relié au reste de la capitale. Conséquence : Châtelet - Les Halles constitue un point de convergence pour des Franciliens majoritairement jeunes et venus des 4 coins de la métropole. Si les marques de vêtements, enseignes de ventes à emporter et autres franchises du Forum des Halles et des rues alentours ont remplacé les étals de fruits, de légumes et de viandes de l’historique « Ventre de Paris » cher à Émile Zola, Châtelet – Les Halles n’a rien perdu de son caractère commerçant. Il reste un quartier vivant, « grouillant » diront certains, à toute heure de la journée mais aussi de la soirée jusqu’à ce que ses voies piétonnes et ses bars désemplissent. En revanche, vous l’aurez compris, le quartier est bruyant et ressemble davantage à une zone de passage qu’à un lieu de vie, ce qui explique sans doute le désamour que lui voue une partie des Parisiens. Mais les choses changent et Châtelet - Les Halles retrouve peu à peu une seconde jeunesse. La récente réhabilitation du Forum des Halles désormais coiffé d’une canopée en verre qui s’illumine à la nuit tombée et l’inauguration d’un grand espace vert aéré face à la très belle église Saint-Eustache et du nouveau parc Rives de Seine sur les quais tout proches, donnent un nouveau souffle au secteur. Le réaménagement de l’ancienne Bourse du commerce qui accueillera bientôt la collection Pinault permettra de renforcer une offre culturelle déjà solide portée par des institutions de renom comme le Théâtre de la Ville et le Théâtre du Châtelet. Sur le terrain de l’immobilier, des immeubles haussmanniens, notamment rue de Rivoli et avenue Victoria côtoient des bâtiments plus anciens en copropriété, dont tous ne sont pas forcément de première fraîcheur malgré leur coût. Serait-ce le prix de la centralité ?


Délimité par la prestigieuse et très passante avenue de l’Opéra qui donne sur le chef-d’oeuvre architectural de Charles Garnier, ce quartier voit se croiser touristes et hommes et femmes d’affaires travaillant dans l’un des nombreux sièges d’entreprises basées dans ce secteur. Quartier historique de la Bourse de Paris, il suffit de faire un tour dans ses rues à la pause dej’ pour constater qu’il n’a rien perdu de son effervescence. En fin de journée, les terrasses des restaurants et bistros s’animent le temps de l’after work pendant que le public se presse au cinéma Pathé Gaumont ou dans ses nombreux théâtres (Bouffes Parisiens, Michodière, Opéra Comique…). Autre particularité du quartier qui ravira les gourmands : la rue Sainte-Anne et ses petites rues alentours comptent de nombreux restaurants coréens et japonais et autres épiceries nipponnes. Côté architecture, les amateurs de pierre de taille seront comblés entre les beaux immeubles haussmanniens et les édifices du XVIIe et du XVIIIe siècles près de la rue Saint-Augustin.